Publié le 22 Juin 2018

Sumimasen

Bonjour!

Alors ça fait (très) longtemps que je n'ai pas posté...Si ce blog était vivant il pourrait légitimement porter plainte pour négligence. Il pourrait aussi me dire : "Mais bordel qu'est-ce que tu foutais?! Ça fait une éternité que je ne t'ai pas vue."

Je suis désolée cher blog mais j'ai quelque chose à t'avouer...Je t'ai trompé...

Et là tu te dis que c'est la fin du monde, que notre histoire va se terminer. Mais détrompe toi je t'aime toujours autant. C'est juste un nouveau chapitre de notre idylle.

Alors avec qui (quoi) j'ai pu tromper mon blog? Et bien avec Youtube, car oui j'ai ouvert une chaîne Youtube. Jetez moi des pierres si vous voulez mais les vidéos sont le meilleur moyen de vous communiquer mes aventures au japon!

OUI ! Je suis enfin partie au japon!

Un rêve de collégienne qui s'est réalisé l'été dernier et dont le premier épisode est à un clic de vous cher lecteur.

Alors petit blog excuse-moi mais la polygamie n'est peut-être pas si terrible dans ce cas.

 

(Ayez pitié de ma sale tête)

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Rédigé par Lady Fairsky

Publié dans #Voyage, #Japon, #expériences, #Anime, #Manga, #Lolita, #Cosplay

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Publié le 27 Octobre 2017

C'est pas possible Soko tu lis dans mes pensées!

Un clip excellent et une musique qui vous emmène loin de tout.

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Rédigé par Lady Fairsky

Publié dans #De la musique avant toute chose

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Publié le 24 Mars 2017

 

"Qui observe le vent ne sème point, - qui regarde les nuages ne moissonne pas."

La Bible

 

          Elle dormit pendant sept jours et sept nuits; pendant sept nuits et sept jours elle était à l'ouvrage.

         En réalité durant son repos et sa contemplation du néant elle imaginait le monde. Elle ne se décida qu'au septième jour à agir. Elle créa la terre, le ciel, le jour, la nuit, les animaux et les vastes prairies; mais aucun Homme, non aucun, ne foulait du pied cet Eden de l'Esprit.

        Les prairies, ou bien la Prairie, car ce lieu était ce que l'on pourrait appeler la quintessence du concept de prairie. De l'herbe à perte de vue, plus loin que l'horizon, et Dieu seul sait à quel point l'horizon est infini, de l'herbe à en perdre la vue. Pourquoi? Pour courir indéfiniment, se sentir libre au milieu de ces hautes herbes, s'allonger dessus et regarder le ciel (et quel ciel!), un ciel d'après l'hiver, vous savez, ce ciel d'un bleu si particulier et qui porte en lui toute la renaissance du Printemps, strié ça et là par d'énormes nuages cotonneux qui jouent à saute-mouton. Au milieu de cet océan de verdure on trouve des continents marins et leurs monstres gigantesques, des serpents de mer mythiques, des sirènes antiques et des poissons volants magnifiques (tiens; aurais-je aperçu Moby Dick?) se côtoient dans les eaux abyssales de ce monde. Et puis des arbres aussi, et des animaux aux allures familières et inédites.

          Mais parmi toutes ces créatures, une était le créateur, ou plutôt la créatrice : une petite fille à la robe rouge comme le vin et la peau couleur de pain. Un être, minuscule, au milieu d'elle même.

          Epuisée par ces six jours de repos et ce dernier jour de labeur, elle se laissa tomber au sol, écarta les bras comme sur une croix, regarda le ciel une dernière fois et ferma les yeux.

La Génèse

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Rédigé par Lady Fairsky

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Publié le 7 Février 2017

L'Avènement

" J'ai cherché fort fort longtemps et ce que j'ai trouvé c'est le néant. "

 

          Venez que je vous raconte une histoire. Elle se passe en des temps immémoriaux, passé ou futur cela n'a pas de sens dans ce monde là; c'est un monde très différent du notre; les enfants y naissent dans des coquilles. Ils sont produits par centaines, par milliers, par centaines de milliers.

          Mais voilà qu'une enfant va naître; observons ce phénomène plus en détail. D'abord ses bras commencent à bouger, puis ses jambes, elle est prise par un soubresaut de vie, elle se sent à l'étroit dans cette dure coquille. Elle tape contre l'enveloppe transparente, elle gratte les parois, puis cherche quelque chose... Elle l'a trouvé, c'est une bonde. Elle tire dessus avec toute la force que peuvent lui donner ses petits bras, on entend un "plop" et le liquide amniotique se déverse avec fracas hors de la coquille, tellement vite et fort qu'il en brise une partie. Avec des gestes habiles elle agrandit la fissure pour pouvoir plonger dans un autre fluide: l'air.

Tout ce processus, elle le connait par coeur sans jamais l'avoir appris, tout ces longs mois dans cet oeuf n'étaient destinés qu'à briser sa coquille. Elle se retrouve dehors, dans la lumière et l'effroi, la fatigue et le froid.

Elle crie.

C'est le signal. Des êtres méconnaissables viennent la ramasser sur le sol blanc maintenant tâché de sang. Alors on la donne à une personne dans le hall. Dans le hall il y a énormément de monde; certains sont venus de leur plein gré, d'autres ne voulaient pas, d'autres ne savent même pas où ils sont ni ce qu'il se trame ici, ils sont rentés car ils cherchaient un peu de chaleur pour passer le rude hiver qu'est la vie. Quelques uns de ceux là quand ils comprennent ce qui leur attend essayent de s'enfuir, de partir avant qu'il ne soit trop tard, mais entre les remords et la pression sociale, la garde est rude.

Ça y est, elle a été donnée et on lui a donné, un nom : Lak Alm. Ses yeux restent clos tandis qu'elle passe de bras en bras, qu'elle passe de l'autre côté du miroir, elle ignore tout de ce monde qui l'entoure mais dans les profondeurs de son corps à peine né les tremblements de cette vie nouvelle l'ont déjà marquée, au fond, elle sait.

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Rédigé par Lady Fairsky

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Publié le 3 Décembre 2016

Bien sûr ce n'était ni moi ni l'usine où je travaillais XD

Bien sûr ce n'était ni moi ni l'usine où je travaillais XD

        Comme tout jeune de 18 ans qui se respecte (et qui a prévu tout un tas de voyages mais qui se trouve en cruel manque d'argent) je me suis dit que passer mon été à travailler était la moindre des choses.

Alors, quels emplois s'offrent à moi alors que je ne suis même pas sûre d'avoir mon bac et que j'habite dans un petit village au milieu de nulle part?

-La municipalité? "Désolé nous n'avons besoin de personne pour l'été."

-Le supermarché? Grand dieu! Déjà que je n'arrive pas à recompter les pièces assez rapidement lorsque la caissière me les rends...Avec moi la file d'à côté ira VRAIMENT plus vite!

-Serveuse dans le resto au bord de la route? Euh...Comment dire...Une mémoire de poisson rouge et une maladresse plus que certaine feraient de moi une mauvaise voire une très mauvaise serveuse...

Alors, que nous reste-t-il? La petite usine du coin.

C'est ainsi qu'après avoir fraîchement passé le bac je m'apprêtais à vivre les deux mois les plus horribles de ma vie jusqu'à lors.

Les trois premiers jours ont été un véritable enfer. Je savais que le travail à l'usine était rapide et de ce côté je ne fût pas choquée mais l'ennui! Et quel ennui! Durant ces premiers jours je mis tout mon corps et toute mon âme à l'ouvrage. Mes mains étaient mordues par le froid, mes pieds gelés mais je continuais vaillamment, j'essayais de retenir toutes les indications que l'on me donnait de peur d'effectuer une erreur. Ces trois jours furent pires qu'éreintants. Arrivée à la fin du troisième j'étais au désespoir. Sans m'en rendre compte je luttais contre ce travail abrutissant, je luttait contre l'ennui en positivant, en mettant tout ce que j'avais dans mon boulot mais c'était une lutte vaine. Alors je me suis laissée emportée, je n'ai plus essayé de positiver, ma seule réjouissance étant de savoir que ça finirait dans sept semaines.

Généralement la journée de travail commençait à 7h30 pour se terminer à 17h mais ça dépendait des postes et des commandes de la journée. Le lever aux aurores après à peine 6h de sommeil m'a sûrement été le plus pénible. En effet impossible de fermer l'oeil une fois couchée. Mon cerveau était plus qu'éveillé et continuais les raisonnements stériles qu'il avait débuté dans la journée, ce bougre ne me laissait aucun répit tellement il s'ennuyait. Mais fait exceptionnel, moi qui avait besoin de dix heures de sommeil habituellement je réussi à tenir deux mois avec seulement six ou sept heures par nuit, et je ne me sentais pas excessivement fatiguée au réveil. Par contre la sieste de 5 minutes du midi était un luxe non négligeable.

Au bout d'un mois et demi j'en avais vraiment marre, du moment où j'étais à mon poste initial la journée n'était pas si terrible mais les autres postes ne me correspondaient vraiment pas et le second mois j'étais tout le temps sur d'autres postes. J'attendais ma délivrance impatiemment pour échapper à cet ennui morbide et me rassoir sur les bancs de l'école.

Mais grâce à cette expérience j'ai appris ce que travailler dur veut dire et j'ai un profond respect pour ceux qui ont passé leur vie à l'usine. Gagner son propre argent permet de moins dépendre de ses parents aussi et je ne regrette pas mon choix car il va me permettre de m'offrir un voyage que je n'aurais jamais pu m'offrir autrement. Il faut parfois faire des sacrifices pour réaliser ses rêves et ces deux mois ne sont rien comparé à la joie qui m'habite maintenant que je vois des possibilités s'ouvrir. Par contre la prochaine fois j'y resterais qu'un mois car c'est amplement suffisant!

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Rédigé par Lady Fairsky

Publié dans #expériences

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